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AFRIQUE/CONGO: La musique congolaise en deuil

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Juin 20, 2020

Aurlus mabélé, samba joe, Nganga Edouard et Yve Saint Lazar la musique congolaise a vu disparaitre tour à tour ses pionniers depuis le début de cette année. Du rois du soukous au patriarche de la rumba Congolaise en passant par les vedettes des années 90 et 2000, la mort n’a semblé épargner aucune génération, laissant derrière elle des interrogations sur l’héritage de cette musique en perte de vitesse.

Admis aux urgences de Brazzaville depuis le 16 mai 2020 l’artiste musicien Samba Joe,  de son vrai nom Dieudonné Samba a rendu l’âme le mercredi 3 juin des suites d’un cancer du colon.

L’artiste qui s’était révélé au grand public dans les années 90 avec la chanson « Tadie » au sein de l’orchestre « vivacité » mélodia avait multiplié des appels à l’aide via les réseaux sociaux alors qu’il était abandonné à lui-même dans les services d’urgences .Quelques personnalités  avaient par la suite tenté de lui venir au secours à l’instar du ministre de la culture Dieudonné Mouyongo. Hélas la mort a eu raison de lui.

Mort d’un autre Baobab

Tandis que les artistes , la famille et le gouvernement s’organisaient pour les funérailles de Samba joe dans un contexte de covid-19, un autre baobab de la musique Congolaise tirait sa révérence quelques jours après Samba joe, le patriarche des Bantous de la capitale Nganga Edouard à l’âge de 87 ans.

Il était le dernier représentant des créateurs des bantous de la capitale. Ironie du sort, celui qu’o appelait affectueusement Vieux Edo , vivait dans le même quartier que Samba Joe et selon certaines sources le vieux aurait rendu visite à son cadet quelques jours avant son décès et lui aurait apporté un peu d’aide à la hauteur de ses possibilités.

Nganga Edouard avait fondé en compagnie de Nino Malapet, jean serge essou Saturnin pandi , célestin Kouka « dit celio », et Daniel Loubelo les bantous de la capitale en Aout 1959.Le groupe mythique a bercé plusieurs générations à travers le continent.

Grand compositeur auteur et interprète, la réputation de vieux Edo le précédait d’autant plus qu’il était aussi le co-fondateur du groupe tout puissant ok jazz avec Franco. Plusieurs artistes qui l’ont côtoyé ont rendu des témoignages poignant à son sujet.

« C’était notre doyen un grand compositeur » confia bongo propheta, ou encore Paul Soni Banga, le réalisateur du film « Nganga Edo, le dernier des bantous ».

Le groupe avait célébré leur 60 ans d’existence en aout 2019 en produisant des spectacles à travers tout le pays.

Mermans Passy Ngongo 77 anS perçu comme l’héritier du groupe a confié que « vieux edo était un passionné de la musique, un homme qui avait la joie de vivre » et il avait ce souci de conserver le style des Bantous alors il avait pas attendu pour préparer la relève. Mermans a été recruté en 1963.

Un mort de trop dans la rumba

Alors que la date des funérailles de vieux edo et Samba Joe ne sont pas encore fixés, l’information de la mort d’’un autre artiste  , cette fois plus jeune Yves Saint Lazar a retenti comme un coup de tonnerre le 11 juin.

Diplômé des sciences et technique de la communication Yves Saint Lazar se fait d’abord connaitre comme le leader du groupe K musica avec lequel il remporte le prix « PRIMUSIC » des brasseries du Congo en 2007 avant de créer le groupe « k musica le NgoSi La Ngoue ».Avec ce groupe il sort en 2012 l’album « c’est le moment ».et sera élu deux fois meilleur orchestre aux cotés des Bantous de la capitale et Extra musica de Roga Roga. En 2018 l’orchestre s’offre une tournée Africaine .

Par Ame césar

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