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ECOLE D’ART RECOIT JUSSIE NSANA

Gladys Lana

ByGladys Lana

Mar 28, 2020
JUSSIE NSANA

JUSSIE NSANA la fierté congolaise. Elle défend les couleurs du CONGO BRAZZAVILLE dans le monde de l’art plastique, la bande dessinée et l’art vidéo à l’étranger. Très engagée avec la jeunesse, elle transmet son savoir-faire et son amour de l’art aux enfants et aux jeunes à travers plusieurs projets culturels dont: DIKOUALA BULLES, Anim’Tè Vacances…..

 Avec plusieurs participations à des festivals à l’international comme le salon du livre de Paris, JUSSIE NSANA est rentrée dans son pays. Pour elle, rester en Europe ou encore en Amérique sans avoir atteint ses objectifs dans l’éducation culturelle congolaise serait une erreur. Car selon sa vision “c’est dans la jeunesse qu’il faut investir pour un Congo meilleur”. L’art est plus qu’une passion pour moi je ne le fais pas seulement pour de l’argent c’est une partie de moi” souligne-t-elle dans cette interview.

INTERVIEW DE JUSSIE NSANA ET LA JOURNALISTE PENDORE LOUZOLO

Journaliste: Bonjour madame….

Jussie: Bonjour à vous……

Journaliste: Merci d’avoir accepter notre invitation

Jussie: Je vous en prie

Journaliste: Qui est JUSSIE NSANA exactement?

Jussie:: Je suis professeure d’art plastique au CG MOE POATY à Pointe-Noire et parallèlement je suis aussi plasticienne, peintre, vidéaste, photographe et autrice de bandes dessinées.

Journaliste: D’où tenez-vous cette passion?

Jussie: Et bien ça remonte à mon enfance, j’étais en classe de CE1 et j’avais été classée 1ère de ma classe. Ma mère m’avait offert comme cadeau une bande dessinée, un crocodile à LUWOZI, c’était une BD réalisée par les auteurs de la RDC et cela a réveillé le côté artistique qui sommeillait en moi et aussi à cette époque, la télévision nationale diffusait des dessins animés comme TOM SAWYER, X-OR et bien d’autres qui m’ont vraiment poussé à la reproduction…. et c’est bien après que mes parents m’ont inscrite à l’école des beaux-arts où j’ai été formée pendant 4 ans et cette formation m’a permis de devenir aujourd’hui professeure d’art plastique.

Journaliste:Vous avez participé à plusieurs salons d’expositions tant ici qu’à l’étranger et quel souvenir en gardez-vous?

Jussie:: l’un des plus grands moments en tant qu’artiste c’est lorsque j’avais reçu une invitation pour Alger qui avait rassemblé des femmes bédéistes dans le monde et en rentrant chez moi au Congo Brazzaville un monsieur m’intercepte à l’aéroport me disant qu’il m’avait vu à la télévision cela m’avait énormément marqué.

Journaliste: Quels sont les différents tissus que vous utilisez?

Jussie:auparavant j’utilisais le tissu mericané mais maintenant j’utilise les toiles déjà préfabriquées,  c’est vrai que ça coute cher mais je pense que plus en avance il faut savoir également se professionnaliser surtout que je totalise déjà 20 ans de carrière.

Journaliste: : alors madame en tant que femme , quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans ce domaine de l’art plastique et surtout que vous êtes la première bédéiste?

Jussie:: L’acquisition du matériel, pour l’instant au Congo nous n’avons pas de librairies ou papeteries spécialisées comme j’ai vu ailleurs dans la vente du matériel artistique . Et d’autres difficultés, c’est lorsque  par exemple ; je suis invitée à des festivals où on m’exige d’acheter mon billet aller-retour et que je ne peux pas le faire par manque de moyens et ce,  malgré les aides sollicitées auprès des services socioculturels je n’obtiens pas souvent de bons retours.

Journaliste: Et quelle était la réaction des Directeurs de ces festivals suite à votre absence?

Jussie:Beuh j’avais fini par les expliquer car j’étais l’unique femme invitée en 2012 à l’un des festivals et cela m’avait vraiment fait mal.

Journaliste:

Et que représente l’art plastique pour vous? Jussie : Eh bien, beaucoup de choses  .

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