• mar. Juil 27th, 2021

MALOLO parle du concept “LE TRAVAIL EST PRÉCIEUX”.

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Juin 29, 2021

D’une manière générale, parlez-nous du concept “LE TRAVAIL EST PRÉCIEUX”.

J’ai créé ce concept il y a plus de 5 ans maintenant à la suite d’une galère de boulot, Je venais de perdre mon boulot que j’avais depuis 5 ans à Abidjan et j’ai connu des moments difficiles. Avec de la privation et des inquiétudes, J’ai fini par le dire que si un jour je retrouvais du travail, je le considérerai comme quelque chose de précieux. Le concept était né.

Aujourd’hui, quelle est la place qu’occupe le travail dans votre vie ?

La devise de la plateforme LE TRAVAIL EST PRÉCIEUX (que je prends également à mon compte) c’est JE BOSSE DONC JE SUIS. Le travail est quelques choses de capital. Je travaille depuis que j’ai 21 ans et j’ai bossé à Abidjan, Cotonou, Bamako avant de revenir au Congo. Pour moi, le travail est précieux.

Le travail est précieux, est-ce un slogan pour celui qui a un emploi ou pour celui qui crée des emplois (entrepreneur).

En priorité, ce slogan s’adresse à celui qui cherche et doit tout faire pour en trouver et aussi à celui qui a trouvé et doit tout faire pour le garder. A ceux qui cherchent du travail, je les encourage à ne pas être trop exigeant et à savoir s’adapter. A ceux qui ont trouvé, je les encourage à ne pas prendre leur travail à la légère. Les entrepreneurs peuvent également l’appliquer dans leur cas. Pour info, j’ai juste un BAC A + 1. Mais je me suis fait débaucher 3 fois dans ma carrière parce que je travaillais comme si ma vie en dépendait, avec honnêteté et sérieux.

Que pensez-vous de l’entrepreneur congolais ?

Les entrepreneurs congolais travaillent dans un environnement qui n’est pas toujours facile. La plupart sont obligés de ne compter que sur eux même pour développer leurs business. Je prends l’exemple de ce qui évoluent dans la transformation Agro industrielle. Beaucoup se plaignent du manque d’accompagnement qui les empêche de mieux développer leurs activités. Il reste encore beaucoup à faire car nous continuons à dépendre des entreprises étrangères pour manger ou nous vêtir par exemple. Il y a beaucoup d’entrepreneurs qui produisent des biens mais ne sont pas forcément connus faute de bonnes stratégies de communication. Combien de congolais savent qu’il y a un café made in Congo sur le marché ? Combien savent qu’il y a des entreprises congolaises qui fabriquent la farine de banane plantain ou de la charcuterie avec des saveurs de chez nous ? Pas beaucoup je crois. Ceux qui produisent du jus ont du mal à trouver des bouteilles vides adaptées à leurs besoins. En bref, la volonté y est mais l’environnement de travail n’est pas toujours très favorable pour eux.

Et quel est l’apport du concept ?

Sur la plateforme le travail est précieux, je valorise le made in Congo : cinéma, musique, agro-industrie etc. Je donne également l’opportunité à tous les membres de publier des infos, flyers et autres photos de leurs produits gratuitement. Beaucoup de gens parlent du made in Congo grâce à ce qu’ils ont découvert dans ce groupe.

Beaucoup de congolais ont découvert l’existence de produits fait ici et dont ils ignoraient l’existence. J’ai également proposé à des cinéastes congolais de valoriser nos produits (dans nos films) plutôt que les produits importés. Enfin Certains ont trouvé du boulot grâce aux offres que nous publions ou relayons.

Que peut-on attendre du concept ?

Je vais continuer à valoriser le made in Congo. On importe de tout chez nous (viande, poisson, huile, chocolat, café, ail, citron, riz…). Notre terre est riche. On peut produire et développer de la transformation Agro industrielle. La page continuera à « prêcher » pour l’éveil et le développement du made in Congo.

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